XVII/ Comment faire au quotidien pour accompagner son enfant vers la continence ?
Je n’ai pas encore eu le temps de réécrire sur le sujet. Je retrace les principales lignes.
1/ prendre conscience que les bébés vont se servir de l’imitation pour avancer. Mais qu’on a aussi notre part à faire.
2/ Se positionner en parent facilitateur. Des lectures (ou vidéos) sur la parentalité tels que ceux d’Alice Miller, Isabelle Fillozat, Catherine Dumonteil-Kremer, etc peuvent vous aider à comprendre ce que signifie sortir de la relation dominant-dominé, voir au-delà du cadre parent-enfant pour en venir à la communication entre personnes. L’enfant n’est pas adulte me direz-vous, et c’est entendu. Cependant il a droit au même respect, et à la prise en compte de son rythme propre tout en communiquant sans mensonge, punitions… sans violence éducative.
3/ Apprendre quel est le rythme de bébé : son développement physique, ce qu’il ressent.
4/ Se renseigner sur les outils qui peuvent vous aider :
- les sons psss et rrrr,
- les signes avec la chanson « moi ma couche »,
- la position accroupie,
- le matériel. Sur Ecopitchoun vous trouverez ce texte dans lequel vous pouvez trouver utile de piocher des idées.
- les jeux comme la pâte à modeler marron.
5/ Préparer l’environnement en aménageant la maison. Considérer ses craintes et aménager en conséquence. Les aménagements de type Montessori qui réfléchissent à mettre à hauteur d'enfant, etc.
6/ Expliquer à l’enfant la démarche, ce qui se passe et pourquoi. D’où viennent les selles et l’urine, le fait qu’elles sont remplacées en continu et qu’il s’agit de les laisser partir, qu’on ne perd rien, que tout va bien, que son corps fonctionne correctement, etc. Lui montrer comment se servir du matériel aussi. Organiser le lieu ensemble selon s’il s’y intéresse ou pas, lui lire des livres à ce sujet (livre dédié à sa tranche d’âge et livre d’anatomie s’il veut voir plus de détails). Cette étape se fait en lien avec les personnes qui sont amenées à s’occuper de lui : crèche, nounou, famille.
7/ ne pas focaliser sur ce sujet précis et continuer de proposer des jeux, des activités habituelles.
8/ expliquer et montrer comment s’essuyer.
9/ adapter l’environnement et notre soutien au fur et à mesure de ses acquisitions. Parfois aller faire pipi dans le jardin, ou changer de lieu, peut encourager un enfant qui se désespère. Le valoriser en rappelant que cette étape nécessite du temps et de l’entrainement, que c’est normal de ne pas réussir à tout faire du premier coup. Lui rappeler qu’il a déjà appris beaucoup de choses par ailleurs, qu’il garde confiance en ses capacités.
10/ si un blocage arrive, parlez-en avec lui, ciblez ce qui se passe, voyez ce qu’ensemble vous pouvez inventer ou trouver sur le net comme ressource.
11/ si un souci, quels sont les symptômes qui vont déclencher une consultation chez le médecin. Et quoiqu’il en soit un pédiatre attentionné prendra le temps de vous rassurer au détour d’une consultation si vous avez des questions.