XVI/ B/ Ailleurs dans le monde ?
Pour reprendre le juste terme d’Ingrid Bauer, c’est faire preuve d’ethnocentrisme que de penser que les couches sont indispensables. La moitié des bébés dans le monde ne portent pas de couche. Leurs parents ne semblent pas en être gênés et arrivent à établir très simplement une communication avec leur bébé. Ainsi, dans quelques pays d’Amérique du Sud, en Asie, en Afrique, en Inde, chez les Inuits, les parents se passent de couche et aident et accompagnent leur bébé à éliminer.
L’urine est considérée comme un engrais très intéressant en Asie et est récupérée dans les écoles pour alimenter les arbres fruitiers, notamment pour tout le phosphore qu’elle contient mais aussi les autres nutriments qui seraient sinon évacués dans le circuit d’eau.
En Chine ce n’est absolument pas tabou. Les enfants ont une ouverture dans leurs vêtements à l’entrejambe qui leur permet de se soulager très facilement.
En Inde les bébés sont portés en continu, et la mère ressent instinctivement quand son bébé a besoin d’attention.
Les Inuits, même s’il fait froid, portent bébé dans des sacs à dos de peaux avec un fond de mousse pour absorber si besoin. Bébé est sorti et remis sur le dos dès que nécessaire.
L’HNI, est pratiquées sur 60% de la planète. C’est un maternage dont on s’est détachés dans nos sociétés modernes.
“Dans la plupart des pays du monde, les enfants n’ont jamais porté de couches-culottes, rappelait ainsi l’anthropologue Meredith Small, dans un entretien au New York Times le 12 octobre 2005. Quand il est clair qu’ils ont un besoin à faire, ils s’accroupissent ou alors des bras disponibles les portent au bon endroit en un quart de seconde.”